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Tourisme
Sites et monuments du Patrimoine d'hier et d'aujourd'hui
L'Arve l'impétueuse et ses terribles crues
L'Eglise contemporaine Notre-Dame de la Paix
La Chapelle Notre-Dame d'Etrembières du 15ème siècle
La mystérieuse Fontaine romaine Jules César et son étang
Le Pont d'Etrembières d'abord édifice en bois
Le Centre commercial du chef-lieu et la zone d'activités du Paradis
Le Château d'Etrembières et ses tours en poivrière
Le Mont Salève, ses sentiers, sa meule taillée
Le Téléphérique du Mont Salève, conception avant-gardiste
Les Etangs des Iles, zone biotope
L'Arve l'impétueuse et ses terribles crues
L'Arve, impétueux torrent de montagne, prend sa source au col de Balme à 2 200 m d'altitude pour prendre ensuite des allures de rivière de montagne avant de rejoindre Etrembières et de se jeter dans le Rhône au Lac Léman.
De nombreuses crues se sont produites au fil des ans et peuvent être extrêmement violentes aussi bien que courtes et soudaines, provoquées par de gros orages ou par la fonte des neiges. Dans divers ouvrages, certaines ont été répertoriées, le pont ayant été emporté maintes fois. Parmi les crues les plus dévastatrices, celle de 1401 ravagea presque entièrement Bonneville et celles de 1673 et 1711 firent refluer le Rhône à Genève tant les eaux étaient puissantes au point de faire tourner les moulins de la ville en sens contraire.
Une prise de conscience sur la nécessité de l'aménagement des berges de l'Arve fut le point de départ de travaux de protection.

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L'Eglise contemporaine Notre-Dame de la Paix
C'est une Eglise toute récente, d'une architecture moderne et sobre. A ses fenêtres, il n'y a pas de vitraux mais cependant la lumière jaillit à l'intérieur par de grandes baies éclairant savamment la chaleureuse architecture boisée intérieure. Pour la petite histoire, du point de vue pastoral, le Pas de l'Echelle est rattaché à la paroisse de St André d'Annemasse depuis 1835. La population ne cessant d'augmenter, les paroissiens sont pris en charge par la paroisse de Veyrier. D'entente avec l'autorité religieuse du diocèse de Genève, Lausanne et Fribourg, l'autorité religieuse d'Annecy décide d'ériger une nouvelle paroisse.
Les travaux de construction commencent en décembre 1964 pour se terminer en avril 1967. Elle est inaugurée et dédiée à Notre-Dame de la Paix ; le Pas de l'Echelle a enfin son lieu de culte et son centre paroissial mais il faut préciser que cela n' a été possible que grâce à la générosité de la commune de Veyrier qui a fait don du terrain ainsi qu'à la très grande générosité des bienfaiteurs et paroissiens.
Aujourd'hui, en ce début de XXIème siècle, quel avenir pour la paroisse Notre-Dame de la Paix ?
En tout état de cause, une messe est célébrée 1 fois par mois à travers la communauté des paroisses et le carillon des cloches uni à celui de Veyrier, continue d'annoncer à la volée, pour le grand bonheur de nos villages, les heures, les mâtines et l'Angélus.
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La Chapelle Notre-Dame d'Etrembières du 15 ème siècle
La commune d'Etrembières possède son monument historique et elle en est très fière ! il s'agit de la chapelle construite au pied du château il y a plus de cinq cents ans.

On pense qu'une église existait déjà au début du 14 ème siècle sur l'emplacement de la chapelle actuelle car la paroisse d'Etrembières est mentionnée en 1304 et 1344 dans les recueils concernant les paroisses du diocèse.
Au milieu du 14 ème siècle, une église semble en construction sur l'emplacement de l'édifice actuel. En 1481, au cours de sa visite pastorale, l'évêque constate que l'église est achevée et demande au curé Raymond Descombes et aux paroissiens de la faire consacrer ; elle est dédiée à Notre-Dame.
Dans cette chapelle médiévale se mêlent harmonieusement les éléments romans de l'achitecture extérieure et la voûte gothique. Ses dimensions sont modestes car au 15 ème siècle Etrembières ne comptait qu'à peine 13 feux avec 50 habitants.
En 1514, a lieu la sépulture de Marguerite, fille de Galois de Gerbais et veuve de Pierre de Châtillon, seigneur d'Etrembières.
En 1606, lorsque le château d'Etrembières est légué à l'Hôpital d'Annecy, la chapelle qui en dépend devient bien communal.
La restauration complète de la chapelle à la fin des années 1960-début 70 a été réalisée de façon remarquable par les artisans de la commune et des environs. L'intérieur, en particulier, sobre et harmonieux est un petit chef-d'œuvre.
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La mystérieuse Fontaine romaine Jules César et son étang
Parmi les sites intéressants du patrimoine, on peut évoquer sur la route d'Etrembières au Pas de l'Echelle, la fontaine romaine aux eaux limpides, surmontée d'une arcade de pierres formant une grotte que l'on appelle Fontaine Jules César. Peut-être le conquérant des Gaules s'est-il désaltéré en ce lieu …



Les usages de la fontaine étaient multiples. Pour ceux qui n'avaient pas l'eau à domicile c'était le lieu d'approvisionnement et les droits et réglements appliqués prouvent amplement la lutte contre la pollution.
On y lavait aussi les légumes destinés a être vendus aux marchés, le quartier ayant été maraîcher jusque dans les années 80.
Sous certaines conditions, les lavandières faisaient la lessive. Jusqu'à la 1 ère guerre mondiale, tout en face de la fontaine alors couverte d'un beau toît de tuiles, existait une blanchisserie dans les dépendances d'une habitation familiale. Le linge était cherché dans les hotels et les pensions de Genève à l'aide d'un cheval et d'un char puis les femmes assuraient le lavage et le repassage.
Autour de cette fontaine-lavoir, lieu de travail et de rencontres, on discutait vivement de tout et de rien mais aussi des affaires de la commune.

La source est tarie mais la fontaine est toujours mystérieusement alimentée par une eau abondante par le fond du grand bassin. Les eaux autrefois grossies par celles de la Touvière, se jettent dans un étang creusé de mains d'hommes qui non seulement alimentait la roue du moulin des trois frères Bosson qui étaient dans ce temps-là meuniers, mais abritait aussi des truites pêchées avec de grands filets. Sous les roseaux, des familles de colverts évoluent encore et à tire-d'ailes font la navette avec les étangs des Iles tout proches qui sont leur réserve naturelle.


Depuis des lustres, une coutume immuable, veut que l'étang et la fontaine soient vidés de leurs eaux afin de subir un grand nettoyage ; enlever la vase du fond pour l'un et les cailloux jetés par les enfants pour l'autre.
Les différents visages de la fontaine au fil du temps témoignent de l'importance qu'elle avait auprès des femmes.


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Le Pont d'Etrembières d'abord édifice en bois
Permettant le franchissement de l'Arve à la limite des communes d'Etrembières et d'Annemasse, le pont d'Etrembières a toujours été, au fil du temps d'une importance capitale. Sa construction remonte à l'Antiquité et la voie romaine Annecy-Genève passant par Saint-Martin, Arbusigny et Mornex, traversait déjà ce pont. Les historiens pensent qu'il était construit en bois avec des accotements en pierre.
Pour permettre le transport du sel entre Moûtiers et Bellerive, il est rénové en 1667 ; il connaît alors une période d'intense activité liée au commerce, mais les eaux de l'Arve l'emportent une nouvelle fois en 1733, bien qu'il soit alors construit en pierres.
La traversée de l'Arve se fait au moyen d'un bac jusqu'en 1810, date de la construction d'un nouveau pont sur pilotis.
En 1814, il est brûlé par les Autrichiens occupant la région pour contenir les troupes françaises du Général Dessaix. Après les Cent Jours, ce même général, qui avait repris Carouge, installe son quartier général à Annemasse et fait rétablir en 1815 le passage sur l'Arve.
Jusqu'en 1847, un édifice en bois enjambe la rivière dont le passage est soumis à péage. L'ouvrage est remplacé par un pont de pierre et de fonte.
En 1880, un viaduc double le pont et permet le passage du chemin de fer du PLM.
Montrant des signes évidents de faiblesse, le pont d'Etrembières est doublé par deux ponts militaires Bailley, fort bruyants pour le voisinage, puis démolis et remplacés par le pont actuel à l'allure plus moderne.
Ne permettant plus la fluidité du trafic augmentant, le pont actuel a été doublé par un autre ouvrage construit entre Etrembières et Gaillard dans les années 1980, le Pont de zone.



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Le Centre commercial du chef-lieu et la zone d'activités du Paradis
Depuis les années 1990, de nouvelles activités commerciales se sont dévelopées entre le carrefour et le pont d'Etrembières offrant un hôtel Campanile, un McDonald's ainsi qu'un « Shoping Etrembières » où plusieurs galeries abritent des commerces dont un super-marché Migros et bien des boutiques.
De l'autre côté du Centre commercial, la zone du Paradis. Cerné d'un côté par l'Arve, de l'autre par le chemin der fer et du troisième par l'autoroute et l'accès au centre commercial « Shopping Etrembières », ce triangle appelé « Paradis » abrite un magasin Lidl, un centre Securitest – contrôle de véhicules, un centre Midas pour les réparations automobiles, un Point S pour les pneus et accessoires automobiles, ainsi qu'un lavage de véhicules en self-service. Son grand parking sert également de point de départ pour les promeneurs à la recherche de tranquillité sur le chemin en bordure de l'Arve, et également, point de ralliement lors de compétitions de canoé-kayak, le poste d'arrivée du parcours de slalom sur l'Arve étant à ce niveau.

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Le Château d'Etrembières et ses tours en poivrière
Le château situé 27 mètres plus haut que la mairie actuelle est le vrai château d'Etrembières. Grâce à sa vue étendue sur la boucle de l'Arve, avec en face le château de Gaillard et à l'Est le pont vers Annemasse, il pouvait surveiller tout le trafic passant au pied du Salève.
Le château est un quadrilatère de 21 mètres sur 28 ; il conserve trois tours en poivrière aux angles et de sa masse imposante, il semble protéger la petite chapelle qui date du 15 ème siècle.
Le château existe depuis des temps ancestraux. Il est tenu à l'origine par la famille des chevaliers d'Etrembières. Un document de 1201 cite Guido miles d'Etrembières comme un chevalier dans l'entourage des Comtes de Genève, mais le château n'est pas cité. Au début du 14 ème siècle, il devient le fief d'une ancienne famille du Genevois, les sires de Compey. En 1559, le château est inféodé à François Prosper de Genève, seigneur de Lullin. Il semble qu'il ait fait remblayer les fossés, ne conservant cette maison que comme résidence d'agrément.
Lors des hostilités qui opposent le duc de Savoie Charles Emmanuel 1 er et Genève, le château est pillé en 1589 par les troupes de Genève faisant incursion en Savoie afin de mettre en place la Réforme.
C'est en 1606 que la fille de François Prosper de Genève, Clémence, femme de Bernard de Menthon, mourant sans enfant, lègue le château à l'Hôpital d'Annecy qui doit en contre-partie entretenir cinq pauvres originaires d'Etrembières. Il abrite aujourd'hui une exploitation agricole.
Depuis 1992-93, le château est la propriété de la famille Sublet, la dernière famille d'agriculteurs de la commune.


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Le Mont Salève, ses sentiers, sa meule taillée
Le Mont Salève
Surplombant Etrembières, il domine le village et son hameau et reste une curiosité. Il se présente comme une falaise escarpée se terminant en pentes douces vers la vallée de l'Arve. Il permet de découvrir l'un des plus beaux panoramas du monde ; d'un côté la Chaîne du Mont-Blanc, toit de l'Europe et de l'autre, face à la Chaîne du Jura, le Bassin lémanique.


Au pied de ce massif montagneux circule la rivière Arve au lit bien fluctuant et constitue une frontière administrative entre la commune d'Etrembières, la Suisse et les communes voisines.
Dans ce site tout à fait étonnant, de par sa constitution naturelle, géologique et géographique, riche en abris souterrains, l'homme de la préhistoire s'installe. Autrefois il y avait des ours mais de nos jours, on note la présence de chamois, de renards, de rapaces et dans la partie marécageuse du gibier d'eau et quelques hérons. Quant à la flore, les plantes les plus courantes sont l'achillée mille-feuilles, l'ail des ours, l'ancolie, le cyclamen, la digitale, l'euphorbe etc.


Au Moyen Age, une forte vie sociale s'y développe, d'une part grâce aux lieux de spiritualité, de culture et d'élevage mis en place par les moines Chartreux de pomier, mais aussi du fait que cette montagne était le passage obligé pour qui voulait se rendre au col du Mont de Sion. Pendant des décennies, villages, communautés et châteaux se développent à ses pieds favorisant les liens entre Genève et la Savoie et par là-même entre protestants et catholiques.
Ses sentiers
Quelques uns subsistent encore pour ceux qui aiment randonner, découvrir la nature, la géologie, la faune, la flore qui nous entoure.
Le Sentier d'Aiguebelle , anciennement sentier de Châtillon, côtoie les chutes d'Aiguebelle.
Le Sentier des Voûtes , allant d'Aiguebelle à Monnetier, passe sous les voûtes de l'Ermitage. Ce sont de gigantesques surplombs du bassin genevois.
Le Sentier du Pas de l'Echelle , chemin forestier qui mène du Pas de l'Echelle à Monnetier franchit 240 marches dont 120 taillées dans le rocher. Autrefois, le passage entre le pied de la montagne et Monnetier n'était possible que grâce à des Echelles qui ont donné leur nom au hameau situé au pied de la montagne. Un sentier a été ouvert en 1981, le précédent ayant été détruit par les camions des carrières.
Le Sentier de Tarabara , mot d'origine celtique signifiant « sommet percé », va du Châtillon d'Etrembières au trou de Tarabara, puis à Monnetier sous le nom de sentier de la Tête.

Sa meule taillée
Les blocs de granite déposés par les glaciers étaient taillés pour en faire des meules mais aussi des bassins, des croix, des pressoirs ainsi que des encadrements de portes et fenêtres utilisés dans les maisons traditionnelles.
Explication d'une extraction.
Un cercle de la taille réelle de la meule était dessiné sur la paroi stratifiée de la montagne. Tous les 10 cm , un trou profond de l'épaisseur de la meule était percé. Des morceaux de bois très secs enfoncés dans les cavités étaient ensuite arrosés sur tout le périmètre ; en gonflant, le bois exerçait une si forte pression vers l'extérieur qu'il arrivait à détacher la meule de la paroi du rocher. L'exploitation des meules a cessé avec l'arrivée du chemin de fer qui en acheminait de plus performantes d'Italie.

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Le Téléphérique du Mont Salève, conception avant-gardiste
Si le Chemin de fer à crémaillère du Salève a disparu peu avant le milieu du 19 ème siècle, le Téléphérique du Salève inauguré en 1932 est quant à lui toujours en fonction. Conçue par l'architecte suisse Maurice Braillard et l'ingénieur parisien André Rebuffel, cette réalisation fut accueillie par les foules comme une conception avant-gardiste du point de vue technique mais aussi architectural.
Au troisième millénaire, la situation financière est désastreuse et l'arrêt de l'installation signifierait délabrement. Une réhabilitation en pôle culturel transfrontalier est en cours et pour la survie du téléphérique, un projet durable est urgent sinon le Salève risque de perdre sa deuxième infrastructure.

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Les Etangs des Iles, zone biotope
Cette partie de la commune était recouverte de friches, de bois, de quelques cultures et se trouvait à cette époque au même niveau que l'Arve ; une forte colonisation de petits animaux était présente.
Puis un beau jour, il a fallu construire des autoroutes et donc trouver des matériaux tant et si bien que ce petit coin de paradis est vite devenu la proie des gros engins mécaniques pour l'extraction du tout-venant. Mais tout ne fut fort heureusement pas perdu.
Considérant l'interêt qui s'attache à la conservation du site en général, tant sur le plan paysager que sur celui de la régulation hydrologique, de l'épuration naturelle des eaux et de l'alimentation des nappes, un arrêté relatif à la création et la délimitation d'un site de protection a été pris afin de faire de cet espace une zone naturelle protégée.
Aujourd'hui, l'ensemble naturel du bois de Vernaz et des étangs d'Etrembières constitue un biotope très riche comportant plusieurs espèces animales et végétales protégées aux niveaux national et régional. Notons parmi les petits animaux, la présence de castors, de grèbes castagneux, de bruants des roseaux, de rosserolles effarvatte et verderolle, de petits gravelos et parmi les végétaux, la petite massette (Typha minima), l'ail rocambole etc.

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